Pourquoi faire inspecter par un professionnel ?

Dans l’affaire Préseault c. Pépin, l’honorable juge Courville a souligné que la possibilité de découvrir un vice suffit pour qu’il ne soit pas caché.
L’acheteur doit procéder à un examen sérieux car même si la découverte du vice présente quelque difficulté, il n’en reste pas moins que la possibilité de le découvrir suffit pour qu’il ne soit pas caché.

La présence de signes révélateurs ou d’indices susceptibles de soulever des soupçons constitue un élément à considérer aux fins de déterminer si l’acheteur a agi avec la prudence et la diligence requises par la loi.

De plus un vice est aussi considéré apparent lorsque, échappant aux yeux d’un acheteur inexpérimenté, son existence peut être constatée immédiatement par quelqu’un de plus compétent.

Comme la cour d’appel l’a souligné dans l’affaire Naud c. Normand, l’exclusion de l’exigence de recourir à un expert ne saurait être interprétée comme autorisant l’acheteur à agir de façon insouciante ou négligente :

« Cet acheteur ne fera pas preuve de prudence et de diligence alors qu’il existe des indices perceptibles pour un profane, s’il ne prend pas les moyens (y compris le recours à un expert le cas échéant) de s’assurer que l’immeuble est exempt de vice. »

« L’importance qu’il faut accorder aux indices est une règle bien établie par nos tribunaux. Un acheteur ne peut négliger les indices par une absence de vérification pour ensuite se plaindre de vices cachés. Cela est encore plus vrai lorsqu’il s’agit d’un immeuble âgé. »